Le PNUD et le Ministère de l’Education veulent renforcer la coopération dans le domaine de l’environnement

19 janv. 2015

Edlena Barros - Ministre de l´Education, de la Culture et de la Formation Olinto Daio et Chef de l´Unité Environnement et Développement Durable du PNUD, Laurent Ngoma.

Créer un manuel sur l’environnement pour chacune des classes d’enseignement, impliquer le Ministère de l’Éducation dans les projets environnementaux mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement et réactiver le Plan National de Contingence pour l’Éducation ont été les points qui ont guidé la rencontre réalisée entre le chef de l’Unité Environnement et Développement Durable du PNUD, Laurent-Mascar Ngoma, et le Ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, Olinto Daio.

La possible création d’un manuel sur l’environnement pour toutes les classes de l’enseignement public national s’est posée lors de la mise en œuvre du Programme Africain d’Adaptation aux Changements Climatiques AAP (de 2010 à mars 2013) durant lequel a été créé un manuel sur l’environnement destiné à l’enseignement basique, mais qui n’a pas encore été publié. Avec la publication d’un manuel sur la biodiversité par l’ONG MARAPA, principalement destiné aux élèves des classes de niveaux 7 et 8, montre le besoin urgent d’étendre la gamme d’informations pour toutes les années d’enseignement et toutes les thématiques environnementales du pays. « Nous voulons un manuel complet qui servira aux enfants à apprendre sur les questions environnementales et seraient produits, en plus du manuel du professeur, un pour les élèves et un autre d’exercice » a affirmé Laurent-Mascar Ngoma, chef de l’Unité Environnemental et de Développement Durable du PNUD.

De son côté, le ministre de l’Éducation a manifesté son total intérêt à bénéficier de l’appui du PNUD dans ce but et a souligné que cette rencontre arrive au bon moment. « Nous sommes dans une phase où nous avons besoin de reconstituer notre stock de livre et aussi, de faire une actualisation quant à leur contenu. Dans ce cadre, une équipe technique multisectorielle a déjà été créée à cet effet. Nous pouvons voir comment faire afin que la thématique environnementale soit plus présente ».

Quant à la modalité de mise en œuvre, Olinto Daio a dit que pour garantir un meilleur succès et la mise en œuvre du contenu environnemental, il serait préférable que « l’équipe technique du PNUD puisse voir ce qui existe actuellement, les révisions faites par l’équipe multisectorielle, et ajouter plus d’information si nécessaire au lieu de créer un manuel indépendant ».

Le Projet Système d’Alerte Précoce (SAP) vise à avoir un rôle actif avec les cinq communautés pilotes du projet et spécialement à travers les enfants, et, dans ce but, avoir le ministère de l’éducation comme partenaire pour garantir l’accès aux écoles basique de ces communautés.

C’est un projet de 4 ans qui vise à renforcer les capacités de surveillance liées au climat de STP, systèmes d’alerte précoce pour garantir la disponibilité des informations et pour répondre aux chocs climatiques à travers une stratégie d’adaptation aux changements climatiques.

Quand fut initié le Plan National de Contingence en 2011, le Ministére de l’Education, à travers une équipe technique a également préparé un plan de contingence pour le secteur de l’éducation. Un plan que Laurent_Mascar Ngoma s’attend à voir réactiver avec l’aide d’une mission technique du CADRI, une organisation des Nations Unies, qui aide différents gouvernements à créer et mettre en œuvre un cadre cohérent pour le développement des capacités nationales dans la réduction des risques de désastre et la préparation d’un plan d’urgence.

“ Nous allons voir comment le ministère de l’éducation, à travers des techniciens qui ont été impliqués dans ce processus, pourront également participer à cette action », a affirmé Laurent-Mascar Ngoma.

La réunion s’est terminée sur la promesse des deux parties à marquer une nouvelle rencontre pour finaliser les idées présentées par les deux parties.