Lancement officiel du projet «ALERTE PRECOCE» à Sao Tomé et Principe

13 mars 2014

Partenaires du projet sur Alerte Precoce. (Photo/G.Monteiro)

Le Jeudi 13 Mars 2013 s’est tenu dans la salle de conférence des Nations Unies l’atelier de lancement officiel du projet Alerte Précoce dans la RDSTP. Ce projet intitulé « Renforcement de l´information climatique et des systèmes d´alerte précoce en République Démocratique de Sao Tomé et Principe à travers le développement de la résilience et l´adaptation aux changements climatiques »  sous l’égide du secrétaire d’état à l’environnement et aux infrastructures son excellence Monsieur José Maria et Madame Antonia Daio ARR/O représentant le RR du PNUD Monsieur José Salema alors en mission, en présence de Monsieur Mark Tadross délégué régional à l’atelier et Monsieur Marc Lepage du bureau régional en charge des questions d’innovation et de gestion des connaissances.

Le projet a pour objectif d’améliorer la collecte, l’analyse et la diffusion de l’information climatique, hydrologique et météorologique en vue d’améliorer la résilience du pays et des populations vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques à travers la mise en place d’un système d’Alerte Précoce. D’un budget de 4 millions de dollars américains, ce projet est financé par les fonds des pays moins avancés du GEF et mis en œuvre par le PNUD.

L’atelier s’est déroulé en trois temps distincts. Le premier temps a été ouvert par Monsieur Joao Vicente, Directeur National de la Météorologie qui a souhaité la bienvenue aux participants de l’atelier et fait la facilitation lors des discours de circonstances des représentants du Gouvernement et du PNUD.

Dans son allocution, Madame Antonia Daio, Représentante Résidente a.i du PNUD, a rappelé que ce projet concerne 10 pays de la région Afrique et que ce projet permettra la mise en place de « deux plateformes de coordination pour la collecte et la surveillance et celle de dissémination et réponses aux catastrophes naturelles ». Elle a ajouté que le souhait du PNUD était de voir « l´appropriation des activités du projet par les partenaires nationaux et les communautés bénéficiaires de durabilité des actions qui vont être menées dans le cadre de ce projet » car « la résilience de la RDSTP, face aux effets  néfastes des changements climatiques et au cycle infernal du sous-développement et de la pauvreté en dépend».

Le Secrétaire d’État aux infrastructures et à l’Environnement, Monsieur José Maria, a, à son tour, remercié les différents participants de leur présence, et a précisé qu’il était nécessaire pour Sao Tomé et Principe de se préparer à donner des réponses aux impacts des changements climatiques pour accorder aux populations une vie paisible. Il a ensuite déclaré ouvert l’atelier de lancement du projet SAP à STP.

Après la photo de famille, le deuxième temps de l’atelier a connu les différentes présentations qui ont été suivies par des débats enrichissants. La première présentation a été faite par le Directeur de l’INM Mr Joao Vicente qui a présenté la situation de l’institution et a fait une évaluation des capacités de collectes des données et de réalisation des prévisions. Son intervention a été suivie par celle de Mr Cosme Dias, de l’Institut National de la Météorologie, qui a présenté les différentes composantes du projet. Mr  Mark Tadross, délégué de l’équipe régional à l’atelier, a fait une présentation axée sur la composante régionale, en rappelant l’historique du développement du projet, ainsi que le but visé.

La répartition des participantes en trois groupes de travail par Mr Laurent Ngoma, Spécialiste de Programme du PNUD, marquait le troisième temps de l’atelier. Il a présenté le travail à faire en équipe ainsi que les questions de réflexion (mécanismes de fonctionnement, identification des problèmes et des défis qui freineront la mise en œuvre du projet, identifier les mécanismes d’interaction entre différents acteurs du projet et en faire une liste de recommandations). Enfin, Marc Lepage, Spécialiste de l’Innovation et de la Gestion de Connaissance du Bureau Régional, a fait sa présentation sur l’innovation. Il a proposé un modèle de réflexion dans les groupes qui consistait notamment à identifier les goulots d’étranglement afin d’y apporter les solutions possibles.

Le premier groupe de travail était constitué de la météorologie, de la direction des ressources naturelles, de la direction de l’agriculture, de la santé, de la garde côtière, des comités locaux de districts et d’ONG, a planché sur la plateforme de collecte, de surveillance et d’alerte. Le deuxième groupe, composé des agences des Nations Unies, de la Croix Rouge, de l’armée, des sapeurs-pompiers, de la marine, de la garde côtière, des districts, des comités locaux et des ONG, a travaillé sur les mécanismes de dissémination et de réponses. Le dernier groupe avec la météorologie et la direction des ressources naturelles et de l’énergie, a travaillé sur les spécifications techniques des équipements à acquérir, nécessaires à la bonne mise en œuvre des activités du projet.

Après la présentation des résultats de chacun des groupes et discussions, une liste de recommandations a été faite pour un meilleur démarrage de la mise en œuvre des activités du projet Alerte Précoce dans la RDSTP. L’atelier a été conclu à 16h avec les remerciements de Monsieur Joao Vicente, Directeur National de la Météorologie, de Mme Ligia Barros, directrice générale des ressources naturelles et énergie et de Mr Mark Tadross.

Le projet « Renforcement de l´information climatique et des systèmes d´alerte précoce en Afrique de l´Ouest et du centre à travers le développement de la  résilience et l´adaptation aux changements climatiques en République Démocratique de Sao tomé et Principe » a donc officiellement débuté.