Rapport National sur le Développement Humain 2002

05 juil. 2013
Rapport

Résumé

Le premier rapport national de Développement Humain (DH) de São Tomé e Principe (STP) mettait déjà en évidence la dimension culturelle du  développement en évoquant son "parcours dans le temps, curieusement  marqué d'interruptions constantes et par une façon d'être en permanence en transition". Bien que ne s'aventurant pas encore sur le terrain de  l'anthropologie, il incitait le lecteur à chercher des liens entre la "fragilité des institutions et des centres de décision politique" et un joyeux laissez-aller,  qualifié pour les besoins de la cause d' "indiscipline, anarchie, carence d'autorité  et d'orientation", tandis que la société y était perçue comme une "mosaïque,  polychrome et polyphonique à la fois".

 

Un autre travail, NLTPS, mené l'année suivante sous la houlette de "Futurs  Africains", se basait sur la formulation des désirs et des projections de membres  représentatifs de la population, et proposait un facteur de redressement dans  la cohésion nationale et dans le ressaisissement des individus devenus maîtres  de leurs destinées.


C'était l'époque où, après avoir attribué au contexte international la responsabilité de l'échec des programmes de développement mis en oeuvre avec l'appui de la coopération internationale, l'on commençait à en chercher les raisons chez soi. L'on doutait alors de tout et même de l'existence de la solidarité nationale. Ne serait-on pas une société formée de pièces rapportées, dépourvue d'éthique et exposée sans aucune protection aux ruses des plus malins? Comment affronter puis renverser cette fatalité?